Pour Didier Raoult, le vaccins anti-covid que la majorité des gouvernements européens veulent imposer à leurs citoyens, sont « de la science-fiction et surtout de la publicité ». A nouveau, le professeur marseillais s’est insurgé sur les mesures prises pour lutter contre le Covid-19 et sur les vaccins au cours d’un entretien avec Laurence Ferrari dans La Matinale de Cnews ce lundi 7 décembre.

Une critique acerbe de la politique sanitaire du gouvernement français qu’il est tout aussi possible de tenir envers les autorités au pouvoir en Italie : comme en France, le gouvernement italien a produit le plan stratégique pour les vaccinations anti-Covid qui débutera en janvier, en commençant par le personnel de santé et les personnes âgées. Signé par la Présidence du Conseil des Ministres, le Ministère de la Santé, l’Institut Supérieur de la Santé et l’Aifa, il est intitulé : Plan Stratégique : Vaccination Anti-SRAS-CoV-2 / Covid-19 – Éléments de préparation et de mise en œuvre de la stratégie de vaccination.

On dirait un décalque du plan français : si le document révèle la même désorganisation que celle française dans la gestion de la pandémie, il laisse transparaître également la même indifférence absolue envers la possibilité de thérapies de guérison. Et produit pareillement de nombreux doutes sur l’efficacité réelle des vaccins.

La machine organisationnelle italienne est donc en mouvement, elle avance même à grande vitesse. Là-aussi comme en France. Et, pour continuer les comparatifs, si depuis février dernier, le gouvernement italien, et la France fit de même, n’avait jamais mis en place de plan d’organisation pour faire face efficacement à l’épidémie, à part la fermeture progressive des activités, le soi-disant confinement, maintenant, cependant, pour les vaccinations, une formidable machine de guerre, présentée par le document gouvernemental, est prête, d’un côté et de l’autre des Alpes.

La solution tant attendue, la seule à laquelle aient pensé les gouvernants en excluant toute recherche de véritable thérapie, est enfin arrivée : la vaccination, l’alpha et l’oméga des scientifiques accrédités par les médias mainstream et les politiciens aux ordres. Une solution, qui vient de l’Union Européenne. En effet, le 17 juin 2020, la Commission européenne a pu présenter une stratégie commune « pour accélérer le développement, la production et la diffusion de vaccins efficaces et sûrs contre l’infection (SRAS-CoV-2 et / ou maladie ( Covid-19). » Bref, comme dans un thriller mal écrit, la solution est connue depuis longtemps.

Le plan stratégique révèle que l’Italie, par l’intermédiaire du ministère de la Santé, a suivi les phases qui ont conduit au développement des vaccins dès le départ. Dès que le début du développement des vaccins candidats a été communiqué par les principaux fabricants, le ministère italien de la Santé a jugé opportun d’engager des discussions avec d’autres partenaires européens, de procéder conjointement à des négociations qui pourraient garantir la disponibilité d’un certain nombre des doses nécessaires à la vaccination des citoyens des pays concernés et de l’ensemble de l’Union Européenne.

La Commission européenne et les États membres ont ensuite signé un accord sur la base duquel les négociations avec les entreprises manufacturières ont été confiées exclusivement à celle-ci, flanquées d’un groupe de sept négociateurs représentant les États membres, et d’un comité de pilotage qui prend les décisions finales, où siègent des représentants de tous les États membres. Les négociations ont commencé sur un groupe de sociétés qui développent des vaccins avec différentes technologies.

Les négociations ont déjà conduit à la signature de certains accords et l’Union Européenne, pour le moment, a déjà acheté environ 1,3 milliard de doses auprès de diverses entreprises. Ces doses seront distribuées aux États membres au prorata du nombre de leurs populations respectives. La situation d’urgence, indique le plan stratégique, a rendu nécessaire « le recours à des procédures totalement innovantes ». On parle d’études précliniques et d’études cliniques de phase I, II et III, qui ont été menées d’une manière que le document définit comme « innovante » mais qu’il serait peut-être plus juste de définir, toujours avec une nuance euphémiste, « inhabituelle ».

Quoi qu’il en soit, les gouvernements italien et français ont déjà organisé l’achat de millions de doses de vaccins différents. Nous aurons non seulement le désormais célèbre Pfeizer-BT, mais aussi les vaccins d’Astra Zeneca, J&J, Sanofi / GSK, Curevac, Moderna.

Le document passe ensuite à un point crucial de l’organisation : par qui commencera la vaccination ? On nous dit que « l’élaboration de recommandations sur les groupes cibles pour proposer la vaccination s’inspirera des valeurs et principes d’équité, de réciprocité, de légitimité, de protection, de promotion de la santé et du bien-être, sur lesquels baser la stratégie de vaccination ».

En bref, ce sera un vaccin démocratique et politiquement correct. Cependant, il y a des priorités à respecter. Le personnel médical sera vacciné en priorité. Une fois que les agents sanitaires et sociaux auront été vaccinés, le reste de la population ira de l’avant, en commençant par les plus âgés, les plus de quatre-vingts ans, et ainsi de suite en descendant. Mais il faudra aussi penser aux porteurs de maladies chroniques, et au personnel des autres services essentiels. Le gouvernement assure que tout sera fait, avec un déploiement de forces sans précédent. Car, nous dit-on, « le bénéfice net de la vaccination de la population diminue si l’introduction de la vaccination est retardée ».

Ou peut-être faut-il faire vite avant que l’épidémie ne se termine d’elle-même…

Francesca de Villasmundo

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