
Les dirigeants des nations de l’Union Européenne préviennent que l’Europe n’acceptera pas la démilitarisation de l’Ukraine ni la solution qui se prépare entre Trump et Poutine via leurs représentants. Beaucoup de bruit pour rien…
Remarquez combien de fois les eurocrates utilisent le mot « inacceptable » face aux décisions ‘révolutionnaires’ mises en œuvre par Trump. « Inacceptable » est le reproche adressé à JD Vance. « Inacceptable » la paix entre Trump et Poutine. « Inacceptable » que l’UE ne soit pas autorisée à participer aux négociations de paix. « Inacceptable » …
« Inacceptable »
« Inacceptable » dit notamment Scholz qui dans une semaine ne sera probablement plus chancelier d’Allemagne. « Inacceptable » est le contraire de la diplomatie. Lorsque l’on commence à déclarer « inacceptable » la déclaration de l’interlocuteur, les négociations s’arrêtent. D’une manière enfantine. Pour arriver à la table des négociations, il fallait commencer par demander à Trump pourquoi il avait téléphoné à Poutine, lui expliquer ses raisons, essayer de les comprendre. Et pour exprimer ses propres raisons…
L’analyste norvégien Glenn Diesen a remarqué le défaut radical qui rend les élites européennes inefficaces, et il pense en avoir découvert la cause. En voici un résumé.
Comment la nouvelle classe politique européenne a, pour commencer, rejeté la réalité
La Russie considère l’incursion de l’OTAN en Ukraine comme une menace existentielle, et l’OTAN a ouvertement déclaré son intention de faire de l’Ukraine un État membre après la guerre. Sans un accord politique rétablissant la neutralité de l’Ukraine, la Russie annexera probablement des territoires stratégiques qu’elle ne peut accepter, les plaçant sous le contrôle de l’OTAN et transformant ensuite ce qui reste de l’Ukraine en un État résiduel dysfonctionnel.
La guerre étant perdue, la politique rationnelle pour les Européens serait alors de proposer un accord basé sur la fin de l’expansion de l’OTAN vers l’Est pour sauver les vies ukrainiennes, le territoire et la nation elle-même. Pourtant, aucun dirigeant européen n’a été en mesure de proposer publiquement une telle solution. Pourquoi ? Parce que toute tentative d’adhérer à la raison et de répondre aux préoccupations de la Russie en matière de sécurité serait probablement dissuadée par la menace d’être humilié pour avoir « légitimé » l’invasion russe. Comment expliquer le déclin de la pensée stratégique, du pragmatisme et de la rationalité dans la politique européenne ?
La classe politique qui a émergé en Europe après la guerre froide est devenue excessivement idéologique
La classe politique qui a émergé en Europe après la guerre froide est devenue excessivement idéologique et s’est engagée dans des récits visant à construire socialement de nouvelles réalités pour faire adhérer les Européens au postmodernisme et à une nouvelle Europe sociale ouverte à l’intégration des États d’Europe centrale et orientale alors qu’il n’était pas dans l’intérêt de tous les États membres de l’UE de le faire.
Les postmodernistes cherchent donc souvent à changer les récits et le langage comme source de pouvoir politique. Si la réalité est une construction sociale, alors les grands récits peuvent être plus importants que les faits. Et ces récits idéologiques doivent être défendus des faits dérangeants. La pertinence de la réalité objective est ainsi contestée. Par exemple, l’UE ne faisait que construire un « cercle d’amis », tandis que la Russie réclamait soi-disant des « sphères d’influence ».
« Sauver la démocratie est une expression codée pour un club de personnes délirantes qui appartiennent à un groupe délirant et qui font des choses délirantes pour justifier leurs illusions »
La Russie s’est trouvée confrontée au dilemme suivant : soit elle devait accepter le rôle d’un apprenti souhaitant rejoindre le monde civil tout en acceptant le rôle dominant de l’OTAN en tant que force du bien, soit elle devait résister à l’expansionnisme de l’OTAN et à ses « missions hors zone » mais être ensuite traitée comme une force dangereuse à contenir. Dans les deux cas, la Russie n’aurait pas eu de place à la table des négociations en Europe. Les stéréotypes démocratiques libéraux justifiaient le fait que le plus grand État d’Europe soit finalement le seul État sans représentation.
En fin de compte, le mot « inacceptable » est constamment sur les lèvres des dirigeants européens, ce qui les rend dangereux et tout simplement incapables de gouverner tant qu’ils détiennent le pouvoir total de Bruxelles, la dictature de la contrainte extérieure.
« Sauver la démocratie est une expression codée pour un club de personnes délirantes qui appartiennent à un groupe délirant et qui font des choses délirantes pour justifier leurs illusions » selon le mot de Wendy Williamson. Au point d’être envahi par la terreur face à la réalité d’une paix qui se fera sans eux et malgré eux. Et toutes leurs rodomontades, leurs gesticulations, leur grands et gros mots, n’y pourront rien changer. Beaucoup de bruit pour rien…
Francesca de Villasmundo
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Heureusement que Trump est là, un homme de foi chrétienne, soutenu pour Msg Vigano, c’est la seule espoir qui nous reste car en Europe c’est l’anti-christ qui a le pouvoir et pire sans opposition avec quelques exception comme Viktor Orban et plus au moins Georgia Meloni en Italie mais en tout cas nous avons en France une opposition contrôlée qui ne fait pas de tout peur à Macron et c’est nous qui subissons tout cela en France. Que Dieu nous protège
Trump est ambigu: l’extension de la FIV est un mauvais signal qu’il donne en contradiction avec ses déclarations pro-vie. La FIV est profondément immorale.