Donald Trump est toujours le Président des Etats-Unis, et jusqu’au 20 janvier prochain, et pourtant les réseaux sociaux Twitter, Facebook, Instagram, Snapchat, Twitch, l’ont banni tout simplement, afin de le faire taire. C’est dire la puissance des GAFA qui n’hésitent pas à bâillonner, -il faut reconnaître que le bâillon est à la mode actuellement-,  le président de la première puissance mondiale.

Twitter a lancé la salve contre The Donald, suivi par Mark Zuckerberg, qui s’est pourtant fait un pactole grâce au trafic généré par Trump pendant 4 ans. Le patron de Facebook a annoncé, pour motiver sa décision arbitraire, que « les risques de permettre au président de continuer à utiliser notre service pendant cette période sont tout simplement trop importants. Par conséquent, nous prolongeons le blocage que nous avons placé sur ses comptes Facebook et Instagram indéfiniment et pour au moins les deux prochaines semaines jusqu’à ce que la transition pacifique du pouvoir soit terminée » et qu’en conséquence « nous prolongeons le blocage que nous avons placé sur ses comptes Facebook et Instagram indéfiniment et pour au moins les deux prochaines semaines jusqu’à ce que la transition pacifique du pouvoir soit terminée. » Il a ajouté qu’il « a supprimé ces déclarations hier [les déclarations de Trump du 6 janvier, ndlr] parce que nous avons jugé que leur effet – et probablement leur intention – serait de provoquer davantage de violence ».

Ces décisions des patrons des réseaux sociaux, main dans la main pour faire avancer le progressisme, au nom du camp du Bien, celui du mondialisme, du transhumanisme,  du sans frontières, du citoyen du monde nomade et apatride, -et pour accroitre accessoirement leur porte-monnaie de multi-milliardaire-, a fait réagir le lanceur d’alerte Snowden :

« Facebook fait officiellement taire le président des États-Unis. Pour le meilleur ou pour le pire, cela restera dans les mémoires comme un tournant dans la bataille pour le contrôle de la parole numérique. »

 

Ainsi, si les GAFA ont droit de vie et de mort sur les réseaux sociaux d’un président des Etats-Unis, il va sans dire que le simple citoyen lambda, s’il ose exprimer des propos un tant soit peu contraires à la doxa correcte, ne sera pas mieux traiter.

En Notre Temps de « sainte » démocratie, l’arrêt est rendu, sans appel, sur simple volonté des Zuckerberg and Co…   Quand on pense que ce sont ces mêmes consciences morales universelles qui s’insurgent contre l’Index passé de l’Eglise catholique, il y a de quoi rire : la congrégation en charge de surveiller les livres et écrits se devait d’investiguer en long, large et en travers afin de motiver la décision de mise à l’Index. Des précautions, et une prudence, dont les tenants de la bien-pensance n’ont que faire, il suffit de contrevenir à la, leur pensée unique pour être censuré sans ménagement.

Face à cette censure, Trump a promis qu’il ne restera pas silencieux, et qu’on ne le fera pas taire :

« J’ai prédit que cela se produirait. Nous avons négocié avec divers autres sites et aurons bientôt une grande annonce, tandis que nous examinons également les possibilités de créer notre propre plate-forme dans un proche avenir. Nous ne serons pas silencieux !”

 « Twitter n’est pas pour la liberté de parole » a-t-il accusé avant d’ajouter :

« Ils visent tous à promouvoir une plate-forme de gauche radicale où certaines des personnes les plus vicieuses du monde sont autorisées à parler librement. Restez à l’écoute! »

« Comme je le dis depuis longtemps, Twitter est allé de plus en plus loin dans l’interdiction de la liberté d’expression, et ce soir, les employés de Twitter se sont coordonnés avec les démocrates et la gauche radicale pour retirer mon compte de leur plateforme, pour me faire taire – et vous , les 75 000 000 grands patriotes qui ont voté pour moi », a-t-il souligné.

« Twitter est peut-être une entreprise privée, mais sans le don du gouvernement de l’article 230, ils n’existeraient pas longtemps », a par ailleurs rappelé celui qui est encore le président des États-Unis.

Francesca de Villasmundo

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