Madrasa du fanatisme républicain, l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, plus communément appelé « Sciences-Po » (et par ses détracteurs « Sciences-Pipeau ») vit sur une réputation des plus usurpées. Soi-disant « grande école », elle n’est que la matrice de reproduction du système. Sciences-Po est née, tout comme l’ENA, des prémices de soviétisation de la France venus dans les fourgons de l’occupant américain (et bien entendu de son complice soviétique). Au lieu d’une haute administration plurielle, venue de la société civile, dont chaque membre avait sa particularité propre, est né en 1945 l’idée d’une administration sortie d’un moule unique, façonnée, clonée, endoctrinée, armée de petits robots dociles, sans personnalité, marqués de l’ISO9200 de la pensée unique, ne sachant rien d’autre que ce qu’ils ont lu dans les manuels officiels et les journaux de propagande régimiste.

L’actualité récente a montré le vrai visage de cette prétendue « grande école », fief de l’intolérance et du sectarisme, se complaisant dans la haine de l’autre, dans le racisme social et dans la soumissions aux totalitarismes actuels. Les élèves doivent rentrer dans « le moule Sciences-Po », c’est-à-dire abandonner toute idée propre, réciter les mantras de la propagande (Le Monde, Libération, Canal +) et bien entendu dénoncer les déviants. Exactement comme dans les universités du bloc de l’Est. Ils doivent acquérir « l’esprit sciences-po », à savoir être persuadés de détenir la vérité vraie, être bardés de leurs (fausses) certitudes : indépassable horizon du cosmopolitisme, de la licence (et on ne parle pas du diplôme), de la quincaillerie politicarde, du droit du homard thermidor et du « penser correct », sans beaucoup de différence avec les talibans finalement…

Sciences-Po, école de l’intolérance. Incapable d’accepter des idées différentes des autres, ce qui est logique au vu de « l’enseignement » reçu, qui se rapproche bien plus de l’endoctrinement, voire du lavage de cerveau, ils se comportent en véritables petits gardes rouges. Le n°2 du Front National, Florent Philippot, ayant pourtant donné tous les gages possibles au système (cathophobe, gay en couple avec un journaliste du système, venu de gauche), a été interdit de conférence le 22 novembre par un groupuscule lié aux milieux racialistes juifs, avec des complicités dans la direction.  A noter les slogans particulièrement moisi (« La jeunesse emmerde le Front National »), montrant que ces bourgeois décadents sont tellement déconnectés des réalités qu’ils se réfèrent à des groupes tellement désépoqués qu’ils n’ont pas réalisés que le FN est le premier parti chez les jeunes qui votent.  Notons que la section FN de Sciences-Po, dirigée par Thomas Laval, assistant parlementaire de la cathophobe Sophie Montel, totalement dans l’esprit de feu son directeur, a souhaité une bonne gay pride 2016, tout en ayant déclaré le 29 mai que « Pierre Mendes-France » aurait voté pour le Front National. Cocasse quand on sait qu’il incarne tout ce que le FN combat : cosmopolitisme, soumission à des intérêts financiers étrangers. Tout comme Blum d’ailleurs… Tout ça pour voir une trentaine d’individus « prendre en otage un corps d’étudiant de 14.000 personnes » (selon Sciences-Po TV). Reprenant les accusations de « fascisme » à l’encontre de leurs opposants, les jeunes « frontistes » ont chanté… L’Internationale, à laquelle les communautaristes ont répondu par La Marseillaise. Sympa le FN tendance rose marine. Les victimes du Goulag apprécieront.

Ce n’est pas la première fois que le FN est victime de censure à Sciences-Po. Philippot avait été déjà refoulé en novembre 2013, déjà par les mêmes associations racialistes juives, soutenues par d’autres officines d’extrême gauche. Wallerand de Saint-Just le fut en février 2014 par de prétendus « antifas », en fait une milice supplétive de la mairesse Hidalgo qui visiblement a eu dans le bagage familial l’héritage des méthodes staliniennes de la république de Valence. Rappelons également que Clément Meric, petit stasiste pris à son propre jeu (mortel) venait du milieu antifa de cette école et militait dans un groupuscule dont l’un des membres, Antonin Bernanos, a été arrêté en mai 2016 pour avoir tenté de brûler vif des agents de police dont une femme et un noir… (pas mal pour un antisexiste, antiraciste…). Si Marine Le Pen put assurer sa conférence en avril 2012, elle fut prise à parti par des ennemis de la démocratie. De même, les partisans de la Manif pour tous furent harcelés par les gauchistes, et ce en toute impunité.  En mai 2013, une étudiante, Clarisse, témoignait : « Je trouve cela anti-démocratique, il est dommage que l’essence même de la représentation de tous les partis politiques ne soit pas respectée, je ne comprends pas pourquoi le FN est si maltraité, au contraire des partis d’extrême gauche ». Rattrapée par la crainte des fameuses « représailles », Clarisse s’est sentie plusieurs fois obligée de préciser qu’elle n’est pas pro-FN, ce qui la dérange au plus haut point : « le simple fait de devoir le souligner m’énerve car cela montre qu’accepter le FN est trop souvent amalgamé à être pro-FN ».

Sciences-Po, école de l’inacceptable toujours. Lors de l’élection du Président américain Donald John Trump, aucun étudiant ni enseignant n’avait envisagé l’hypothèse de la victoire du candidat de droite, et dès les résultats connus, un appel à la contestation de ceux-ci, y compris par la force, fut lancé. Ils n’approuvent la démocratie que quand elle va dans leurs sens, et les procédés de haine ne les choquent pas tant qu’ils sont dans la ligne des valeurs maison (communisme, islamisme bien vu car de banlieue…)

Sciences-Po, école de l’inacceptable, enfin. Des militants UNEF ont, le 2 juin 2013, appelé rien de moins qu’à la « crucifixion générale des chrétiens » (Othmane Chaouki). Le tout dans l’impunité générale. Chance que n’a pas une étudiante koweitienne, Amira Jumaa, virée de la sacro-sainte école pour des propos de mêmes teneurs à une étudiante juive suite à un débat houleux sur la répression en Palestine. Il est vrai qu’en 2014-2015, Nicolas Robin alors responsable local du syndicat a été accusé plusieurs fois d’attouchement sexuels contre un étudiant du même sexe. Morandini aura son successeur… Robin suit les goûts de son ancien directeur, Richard Descoings, mort dans une orgie gay à New York et épinglé post-mortem pour sa gestion particulière des comptes de la respectable maison.

En conclusion, Sciences Po doit bien entendu être fermé, de même que l’ENA, et ceux qui en sont issus doivent être tenus le plus loin possible du pouvoir, – tant politique que médiatique et même financier –  du moins tant qu’ils n’ont pas reçus de « mise à niveau », qu’ils n’ont pas été « déradicalisés » de leur idéologie mortifère.  Et il n’y a pas que moi qui le dit. Dans Le Monde du 28 novembre 2012, Nicolas Jounin – professeur à Paris-VIII – déclarait : « Au-delà des irrégularités de gestion, ce rapport nous apprend que Sciences Po demeure un établissement d’où les classes populaires sont exclues. Après une décennie de matraquage médiatique sur la diversification qui aurait été entreprise par le directeur Richard Descoings, sur les « conventions ZEP», sur «Sciences Po en banlieue», voilà où nous en sommes : en 2010-2011, les enfants de «cadres et professions intellectuelles supérieures» représentent 63,5 % des étudiants entrant en premier cycle (54,1 % en second cycle), contre 57,6 % quatre ans plus tôt (55,2 % en second cycle). Rituel d’intronisation et point de contact des futures élites de la politique, de l’administration, des entreprises, du journalisme ou de l’académie, le passage par Sciences Po constitue, d’un point de vue collectif, un moment de socialisation et d’homogénéisation de la classe dirigeante »…

Hristo XIEP

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