Sanctoral

Saint Polycarpe, Évêque et Martyr

Né aux alentours de 70, saint Polycarpe, disciple de saint Jean, fut nommé par lui évêque de Smyrne, en Asie Mineure. Il fut l’ami de saint Ignace d’Antioche, le maître de sainte Irénée. Dans une lettre qu’il écrit aux Philippiens, il cite la première épître de son maître, pour revendiquer comme lui, contre les hérétiques de son temps, la réalité de la chair du Christ en même temps que sa divinité: « Quiconque ne confesse pas que le Christ, Fils de Dieu, est venu dans la chair est un antéchrist ». Condamné au bûcher en 156, à l’âge de 86 ans, Polycarpe accepta le martyre d’une âme allègre et paisible. Le récit de son arrestation et de son supplice nous dit son calme admirable et la vénération dont les chrétiens de Smyrne entouraient leur vieil évêque; c’est une des plus belles pages que nous ait laissées l’Antiquité chrétienne. Dans une lettre envoyée par les chrétiens de Smyrne aux autres communautés, il est écrit qu’au proconsul qui le pressait de maudire le Christ, il répondit : « Il y a quatre-vingt-six ans que je le sers, il ne m’a jamais fait de mal, comment pourrais-je blasphémer mon Roi et mon Sauveur? » Attaché sur un bûcher, il remerciait Dieu de l’avoir jugé digne de participer à la Passion du Christ. On ne pouvait faire meilleur choix, comme épître de la messe de saint Polycarpe, que le beau passage où saint Jean, son maître, rappelant l’amour du Christ, fait du don de sa vie la marque distinctive des vrais disciples du Sauveur. Polycarpe souffrit le martyre dans l’amphithéâtre de Smyrne le 23 février, mais sa mémoire, dans le martyrologe romain, se présente aujourd’hui, parce que c’est aussi la date indiquée dans le hiéronymien.

Martyrologe

Saint Polycarpe, évêque de Smyrne et martyr, qui remporta la couronne du martyre le 7 des calendes de mars (23 février).

A Hippone, en Afrique, les saints Théogène évêque et trente-six autres, qui, pendant la persécution de Valérien, méprisant la mort temporelle, obtinrent la couronne de la vie éternelle.

A Bethléem de Juda, la dormition de sainte Paule veuve. Issue d’une très noble famille de sénateurs, elle renonça au monde avec la bienheureuse vierge du Christ Eustochium, sa fille, distribua aux pauvres toutes ses richesses et se retira auprès de la crèche du Seigneur. C’est de là que, riche en nombreuses vertus et couronnée par un long martyre, elle passa au royaume des cieux. Sa vie étonnamment vertueuse a été écrite par saint Jérôme.

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