Certains cercles catho-bobo-conciliaires-lgbt se réjouissent enthousiastes et allant un peu vite en besogne que Joe Biden soit le 2e président catholique élu des Etats-Unis, alors que le candidat démocrate, loin déjà d’être catholique dans sa doctrine sociale et politique, n’a pas été encore validé comme nouvel hôte de la Maison blanche par les instances électorales américaines.

Et certains musulmans leur emboîtent le pas avec tout autant d’enthousiasme et de hâte véhémente. Les Frères musulmans ont applaudi à la prétendue victoire de Biden annoncée en fanfare par les médias du système. L’organisation terroriste internationale et les organes de presse qui lui sont liés voient dans une éventuelle présidence Biden une nouvelle ère Obama-Clinton, la même pendant laquelle les soi-disant «printemps arabes» ont été fomentés.

L’agence Anadolu (l’agence de presse du gouvernement turc) peut-on lire dans le quotidien italien La Nuova Bussola Quotidiana « n’a pas hésité à partager, avec le Monde arabe, la joie des Frères musulmans, pour de telles nouvelles. L’organisation terroriste internationale née en Égypte en 1928 et qui a pris le pouvoir en 2012 avec l’élection de Morsi – encore aujourd’hui, précisément en Égypte, considérée comme illégale et interdite – est désormais présente dans plusieurs États arabes à majorité islamique. Et, bénéficiant avant tout de divers sponsors comme le Qatar et la Turquie, elle a toujours détesté Trump et sa politique : Biden, en vertu de sa vice-présidence sous Obama, serait l’allié parfait de l’islamisation de l’Occident. »

« En effet, analyse le journaliste, c’est depuis le lendemain du 3 novembre que les militants des Frères musulmans, et les médias qui leur sont associés, sont enthousiasmés par les progrès du candidat démocrate Biden dans la course à la Maison Blanche. (…) L’Égypte, la Tunisie, le Yémen et les États du Golfe n’ont jamais caché leurs espoirs dans la victoire de Biden. Emgage, le plus grand comité d’action politique musulman des États-Unis, a depuis soutenu la candidature et la présidence de l’ancien député d’Obama. En outre, ce n’est pas un détail négligeable que le taux de participation des électeurs musulmans a augmenté de 25 points de pourcentage dans les États critiques de l’Ohio, de la Floride, du Michigan et de la Virginie entre 2014 et 2018, selon les enquêtes d’Emgage, groupe présent aujourd’hui dans 11 Etats. »

Que Biden ait l’amitié des musulmans proche de Daesh est bien la preuve que la politique des Démocrates favorise le chaos au Moyen-Orient, et par ce biais l’installation d’islamistes au pouvoir dans les différents pays touchés. Les fameux Printemps Arabes qui ont frappé en Egypte, en Libye, en Tunisie, au Yemen, furent des « révoltes » orchestrées et téléguidés par l’administration Obama.

« Cela a été confirmé, souligne LNBQ, par les plus importants responsables américains, les visites d’État, les déclarations du président démocrate lui-même. Obama et Clinton ont soufflé le feu des révoltes en mirant le rêve de gagner de plus en plus de leadership sur le processus futur qui impliquerait les différents pays. Une énorme erreur, désormais payée avant tout par l’Europe. Les « printemps arabes » furent, en effet, l’antichambre d’un djihadisme toujours plus vigoureux. »

La preuve de cette collusion entre les Démocrates et les Frères musulmans a été mise à jour d’ailleurs pendant la dernière campagne présidentielles : « Une série de courriels de Hillary Clinton, à l’époque où elle était secrétaire d’État dans la première administration Obama (2009-2013) et récemment publiée par la présidence Trump jette de nouvelles ombres sur les relations entre les « Démocrates » et l’organisation islamiste des Frères musulmans, en particulier sur la période précédant le déclenchement des soi-disant « printemps arabes » jusqu’à la chute en Egypte de l’exécutif islamiste de Mohamed Morsy à l’été 2013 » écrivions-nous sur MPI le 19 octobre dernier dans un article relatant le jeu trouble d’Hillary Clinton avec les islamistes.

Avec l’arrivée de Joe Biden à la Maison blanche, les Frères musulmans auraient donc à nouveau un allié de poids à Washington tant pour aider la diffusion de leur idéologie et le retour d’un Daesh puissant au Moyen-Orient, que pour favoriser l’islamisation du monde occidental. Et Biden aurait, de son côté, des alliés égorgeurs de poids pour l’aider à abattre la bête noire de Hillary Clinton, le chef d’Etat syrien Bachar Al-Assad.

Démocrates/Islamistes, même combat donc…

Francesca de Villasmundo

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