Que le progressisme en cours dans les palais apostoliques ait tué le spirituel, cette constatation n’en est que chaque jour plus vraie !

Dans un passé pas si ancien et pourtant totalement révolu, les papes de l’Eglise catholique, bénissant Urbi et Orbi les foules sous les fenêtres du Vatican, en la fête de la Nativité, osaient parler de Dieu, du Salut, du péché et de l’Eternité, annoncer la bonne nouvelle de la venue du Sauveur du Monde en la grotte de Bethleem et de la nécessaire conversion au seul vrai Dieu.  

Sous le règne conciliaire, et notamment bergoglien, cette bénédiction est devenue un exercice de propagande naturaliste et mondialiste, les migrants à l’honneur les ans passés ayant laissé la place en ce 25 décembre 2020 au vaccin anti-covid dont Jorge Maria Bergoglio est un ardent défenseur.

Devant une place Saint-Pierre déserte, François a donc pris la parole pour dispenser la « bonne nouvelle » covidesque :

« Aujourd’hui, en cette période d’obscurité et d’incertitude due à la pandémie, diverses lumières d’espoir apparaissent, comme les découvertes de vaccins. Mais pour que ces lumières s’illuminent et apportent de l’espoir au monde entier, elles doivent être disponibles pour tous «[…]» Des vaccins pour tous, en particulier pour les plus vulnérables et les plus nécessiteux de toutes les régions de la planète. En premier lieu, les plus vulnérables et les plus nécessiteux! ».

« Quelle hâte, sur des questions aussi délicates » ose un journaliste italien, Andrea Cionci.

Mais nous savons déjà que le Vatican a été prompt à déclarer « moralement acceptables »  les vaccins avec des cellules de fœtus avortés.

« Alors que le document de 2005 de l’Académie pontificale pour la vie, souligne ce même journaliste, était prudent, considérant l’utilisation de ces remèdes uniquement comme un extrema ratio qui exigeait entre autres des compagnies pharmaceutiques de sérieux et importants Mea Culpa afin d’éviter tout parrainage plus ou moins involontaire au mal absolu (pour le catholicisme) de l’avortement, la récente « Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la moralité de l’utilisation de certains vaccins anti-Covid-1 » a tranquillement donné le feu vert aux vaccins, compte tenu du fait que le « type de coopération dans le mal (coopération matérielle passive) de l’avortement provoqué dont proviennent les mêmes lignées cellulaires, par ceux qui utilisent les vaccins résultants, est éloignée ».

« En sommes-nous sûrs ? s’interroge alors Cionci, avant de préciser son interrogation :

« Si le vaccin s’avère décisif et sans contre-indications, les avorteurs du monde entier brandiront le slogan ‘L’avortement vous a sauvé’. »

Voilà une question qui s’avère en définitive plus existentielles que l’épidémie de coronavirus en elle-même, mais le pape argentin aime beaucoup l’idée du vaccin, et le fait savoir sans s’interroger sur les conséquences morale et doctrinale de sa propagande vaccinale.

Ainsi lors de la bénédiction Urbi et Orbi de ce Noël confiné, il a montré beaucoup de véhémence pour proposer comme seul remède au covid un vaccin qui a été mis en place en quelques mois (alors que les autres nécessitaient des tests pluriannuels) et bien que le Vatican lui-même ne s’exprime pas sur sa sécurité et son efficacité.

En fait, la Note de la Congrégation précitée énonce :

« Il ne s’agit pas de juger de l’innocuité et de l’efficacité de ces vaccins, même s’ils sont éthiquement pertinents et nécessaires, dont l’évaluation relève de la responsabilité des chercheurs biomédicaux et des agences pharmaceutiques … »

Alors, si la Congrégation pour la Doctrine de la Foi elle-même n’est toujours pas sûre de l’innocuité et de l’efficacité de ces vaccins, pourquoi François les a-t-il proposés comme seule lumière d’espoir, à distribuer à tous ? Pourquoi aucune mention de remèdes ou de thérapies alternatives au vaccin, mais peut-être efficaces et sûres?

Et s’il s’avérait à l’avenir que ces premiers vaccins étaient imparfaits et produisaient de lourds dommages collatéraux ? Alors que devront penser les fidèles de la comparaison avec le don des mages à l’Enfant Jésus, comme on a voulu l’imaginer dans les crèches ?

« Après tout, rappelle Andrea Cionci, ce n’est pas la première fois que le monde scientifique autorise des médicaments qui se sont révélés nocifs. Rien qu’en 2019 l’Aifa (Agence de santé italienne) a retiré du marché : Buscopan antiacide, Raniben, Ulcex, Zentiva, Zantac, Hexal injectable, Ranidil en flacons, comprimés et sirop car ils contenaient un principe actif appelé ranitidine produit à l’atelier pharmaceutique Saraca Laboratories Ltd- Inde, qui contenait une impureté, la N-nitrosodiméthylamine, classée comme probablement cancérogène pour l’homme. »

Mais la prudence en la matière n’est pas une vertu du pape François qui s’est empressé de « sanctifier » ces vaccins du puissant Big Pharma, courroie de transmission du mondialisme hygiénique et eugénique…

Pour finir la bénédiction Urbi et Orbi contient également un message purement politique :

« Nous ne pouvons pas laisser des nationalismes fermés nous empêcher de vivre comme la vraie famille humaine que nous sommes. Nous ne pouvons pas non plus laisser le virus de l’individualisme radical nous gagner et nous rendre indifférents à la souffrance des autres frères et sœurs. Je ne peux pas me mettre avant les autres, mettant les lois du marché et des brevets d’invention au-dessus des lois de l’amour et de la santé de l’humanité »

Des opinions personnelles qui n’ont pas grand-chose à voir avec la doctrine catholique et qui sont certainement source de division.

« Bref, conclut le journaliste plus prudent que François, on se demande : où est passée la vertu de Prudence ? Selon la définition catholique, c’est « la vertu qui dirige chaque action vers sa fin, et cherche donc les moyens appropriés pour que le travail soit bien fait en tout et donc agréé par le Seigneur. Et avec le vaccin anti-Covid, qui garantira les catholiques que le travail sera « en tout bien fait et bien accepté par le Seigneur » ?

Veran ? Macron ? Fauci ? Le PDG de Pfizer ?

Francesca de Villasmundo 

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