La Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt dans le cas d’un homme qui a demandé l’euthanasie en Hongrie. Elle confirme l’absence du droit au suicide assisté dans l’état actuel des législations des pays européens. Pour la première fois, les soins palliatifs sont présentés et promus dans le jugement comme « essentiels pour garantir une fin de vie digne ».
La législation européenne en matière de droits de l’homme ne reconnaît pas le droit à l’aide à mourir, comme l’a souligné la Cour européenne des droits de l’homme dans un arrêt approuvé à six voix pour et une contre.
La décision, rendue le 13 juin, indique que l’offre d’aide médicale à mourir peut avoir de vastes implications sociales et comporter des risques d’erreur et d’abus.
La plupart des pays du Conseil de l’Europe interdisent à la fois le suicide médicalement assisté et l’euthanasie
L’affaire concerne le droit hypothétique, revendiqué par le plaignant Dániel Karsai, qui souffre de sclérose latérale amyotrophique (SLA), de bénéficier de l’aide à mourir.
Karsai a soutenu sans succès que la criminalisation de l’aide médicale à mourir violait ses droits en vertu des articles 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et 14 (interdiction de la discrimination) de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a défendu qu’il avait le droit de décider quand et comment mourir.
La Cour a déclaré que la plupart des pays du Conseil de l’Europe continuaient d’interdire à la fois le suicide médicalement assisté et l’euthanasie.
La Hongrie disposait donc d’une large marge d’appréciation et la Cour européenne des droits de l’homme estime qu’elle n’a pas manqué de trouver un juste équilibre entre les intérêts en jeu.
La Cour a ajouté que des soins de haute qualité, y compris le recours à une sédation palliative et à un traitement efficace de la douleur, sont essentiels pour garantir une fin de vie digne.
La Cour a estimé que le refus ou l’arrêt d’un traitement en fin de vie était intrinsèquement lié au droit au consentement libre et éclairé, plutôt qu’au droit d’être aidé à mourir.
Selon la Cour, cela est largement reconnu et soutenu par la profession médicale et est également énoncé dans la Convention d’Oviedo du Conseil de l’Europe.
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A art ça le méchant serait Putine et l’Ukraine aurait été surise de la vilaine attaque Russe…. Parce qu’on engage des mercenaires pour faire beau pas pour attaquer…
En lisant cet article, je ne peux m’empêcher de penser à une autre Légion de Volontaires français qui sont partis pour un combat analogue et des lieux voisins, il y a 80 ans.
La différence entre les deux : ceux-ci furent maudits, leurs familles ostracisées et nombre des survivants emprisonnés ou fusillés. Ils se battaient dans le Camp du mal.
Ceux-là sont considérés comme des héros. Ils se battent dans le Camp du bien.
Ils mourront
Il est très drole de voir une partie de la droite nationale française se battre au coté des islamistes de l’Etat islamique et des Turcs des Loups gris! Leur russophobie et l’anti communisme viscéral les ont rendus fous!
Attention au sénile avaricieux de Washington : il conserve des capacités de nuisance.