Quand la dystopie orwellienne devient réalité ! Ou quand l’Etat communiste ressuscite en Occident…

En Grande-Bretagne, mais les autres pays européens suivront à court terme l’exemple anglo-saxon, la Law Commission (Commission du droit) évoque l’idée de « criminaliser » les « discours de haine »  dans les foyers d’Angleterre et du Pays de Galles : à table, finies les conversations privées sur des questions controversées telles que le pseudo-mariage homosexuel ou l’idéologie transgenre ! Si le ton n’est pas politiquement, sexuellement ou sanitairement correct, la police pourrait intervenir…

Le quotidien britannique The Gaurdian aborde le sujet le 4 novembre dernier :

« Les propositions visant à poursuivre des individus pour des crimes de haine sur la base de ce dont ils discutent chez eux doivent être débattues plus largement, ont déclaré des organisations en défense de la liberté d’expression. La suggestion de supprimer l’exemption relative à la vie privée des ‘habitations’ dans la législation pénale est enfouie dans quelques paragraphes du document de consultation de 544 pages de la Commission des lois sur les crimes de haine publié en septembre.

« La commission a déclaré mercredi qu’elle ‘n’avait pas l’intention que des conversations privées à la table du dîner soient poursuivies comme discours de haine’ , bien que cela semble être une conséquence possible du changement proposé. 

« Jusqu’en 1986, précise The Guardian, le délit d’utilisation de mots ou de comportements destinés ou susceptibles d’inciter à la haine raciale ne pouvait être commis que dans un lieu public. La portée a été élargie par la suite, mais une exception demeure ‘lorsque des mots ou des comportements sont utilisés ou des documents écrits affichés à l’intérieur d’un logement, à condition qu’ils ne puissent être ni vus ni entendus à l’extérieur‘. »

Il existe donc actuellement une « défense de logement » dans la loi britannique qui protège les conversations à domicile contre l’intervention de la police. La Commission des lois, qui conseille le gouvernement, estime que cela devrait changer : « Nous avons constaté que la loi actuelle sur l’incitation à la haine raciale et à d’autres formes de haine est incohérente et mal ciblée. Nos propositions visent à clarifier et à améliorer les lois » a expliqué un porte-parole de la Commission, mais face à la fronde suscitée, il a vite rajouté :

« Nous avons hâte d’entendre les membres du public sur la manière dont nous pouvons améliorer nos propositions. »

Des plans similaires ont également été avancés en Écosse, où le secrétaire à la Justice Humza Yousaf, musulman d’origine kenyane et pakistanaise a été critiqué pour ses propositions extrêmes. Les militants pour la liberté d’expression ont averti que le projet de loi sur les crimes de haine du gouvernement écossais laisse de côté la « défense du logement » actuellement incluse dans la législation en Angleterre et au Pays de Galles, mais Yousaf insiste sur le fait que les « discours haineux » à la maison méritent d’être criminalisés.

Le directeur adjoint des communications du Christian Institute, Ciarán Kelly, a commenté :

« Le gouvernement écossais a attiré les critiques de toutes parts pour sa sinistre législation sur les crimes de haine, mais la Law Commission pour l’Angleterre et le Pays de Galles semble ne pas y avoir prêté attention. »

Sarah Phillimore, avocate et membre de l’organisation Fair Cop, qui fait campagne contre ce qu’elle dit être une utilisation abusive de la législation pour freiner la liberté d’expression, a déclaré de son côté que cela encouragerait « la surveillance par l’État ou les gens à informer sur leurs amis. Sinon, comment obtiendraient-ils les preuves ? Ce sera comme le service de sécurité est-allemand de la Stasi. »

Même le directeur général de l’Index sur la censure, Ruth Smeeth, une ancienne députée travailliste et membre du mouvement travailliste juif, a exprimé de l’embarras face à ce projet :

« Nous devons avoir un véritable débat national si nous voulons commencer à mettre des restrictions sur un langage comme celui-ci. Il pourrait y avoir des conséquences imprévues. Les gens ont le droit de débattre des problèmes chez eux. Si quelqu’un lit Mein Kampf à la maison parce qu’il l’étudie, serait-il signalé à la police ? Où tracez-vous la frontière entre la curiosité intellectuelle et le crime ? »

Étendre les lois sur le discours de haine aux maisons privées serait une mesure « complètement folle » qui empiéterait sur la liberté d’expression, a affirmé pareillement un député conservateur.

Ce projet de loi est doublement grave : non seulement il s’attaque à la liberté d’expression dans le cadre privé de la maison et de la famille mais, par extension, il s’en prend à la liberté de pensée individuelle. Derrière ce projet de censure des conversations privées, c’est également la liberté de penser différemment de la pensée unique sur tel ou tel sujet qui sera « criminalisée » : en interdisant l’expression d’une pensée divergente du politiquement correct dicté par la conscience morale universelle, à terme une majorité d’individus, par peur d’enfreindre la loi, s’auto-censureront eux-mêmes en s’empêchant de penser, et par conséquent d’éduquer leurs enfants, différemment de la pensée unique à la mode, c’est-à-dire la doxa arc-en-ciel. 

Le meilleur des mondes orwellien qui a déjà été soviétique, sera… est, maintenant, britannique : Big Brother is watching you ! La fiction est en train de devenir réalité…

Francesca de Villasmundo

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