À l’occasion de la journée mondiale de la langue arabe, le lexicologue Jean Pruvost, nous raconte comment cette langue s’est inscrite dans l’Histoire et dans la langue française, et nous explique que chaque jour nous utilisons de nombreux mots arabes. Se faisant un devoir de célébrer cette journée le 18 décembre dernier, il s’est longuement étendu sur France Inter sur les apports de l’arabe à la langue française… sans jamais citer sa réelle origine.

Fallait-il attendre autre chose de la part de l’auteur de « Nos ancêtres les Arabes, ce que notre langue leur doit » ? Certainement pas en tout cas sur France Inter tant on peut assimiler cette radio publique à « Radio-Paris » – juillet 1940-août 1944 – dont chacun se souvient du fameux « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » de Pierre DAC.

Et Donc Jean Pruvost au micro de la-dite France Inter, de montrer que de nombreux mots entrés dans le vocabulaire français sont d’origine arabe. Une démonstration incontestablement nécessaire, tant il est vrai que l’origine de mots tels que « merguez », « méchoui », « bled », « chouf », ou « seum » était jusque-là restée obscure aux Français. Certains mots sont même présents depuis plus longtemps, explique Jean Pruvost, pour qui « l’arabe n’a cessé d’enrichir notre langue entre le IXe siècle et aujourd’hui ». On oublie ainsi plus souvent les origines arabes de l’« orange », du « sucre », des « épinards » ou de « l’artichaut », importés en Europe lors de la colonisation arabo-musulmane de l’Espagne.

« L’arabe est la troisième langue d’emprunt, puisque la première c’est l’anglais, ensuite l’italien », ajoute fièrement le lexicologue. Une place sur le podium qui lui permet d’affirmer alors que « les Français parlent beaucoup plus arabe que gaulois », puisqu’on ne compte qu’une centaine de mots d’origine gauloise dans notre dictionnaire. La comparaison peut cependant étonner, la langue et la civilisation française étant toutes deux latines, et non gauloises. Une confusion bienvenue et mensongère qui permet en tout cas au lexicologue “engagé” de dénombrer cinq fois moins de mots gaulois que de mots arabes, qui sont à peu près au nombre de 500.

Une quantité malgré tout infinitésimale, si on la rapporte aux nombres de mots contenus dans un dictionnaire. Ces derniers regroupent, en fonction des éditeurs, entre 60 000 et 100 000 mots. Soit, au final, entre 0,5 et 0,8% de mots arabes dans le vocabulaire français. Pas de quoi se demander donc, comme le fait la journaliste “engagée” de France Inter qui interroge Jean Pruvost, si, « en fait, les Français parlent arabe ».

De l’art de tordre la vérité pour faire rendre gorge à la réalité qui déplaît tant aux valets radiophoniques du mondialisme germano-pratin.

Sources : France Inter / Valeurs Actuelles / Nos ancêtres les Arabes, ce que notre langue leur doit – Editions JC Lattes

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