La fermeture des lieux de culte dans la majorité des pays occidentaux, cette obstruction liberticide et anti-religieuse, aura vraiment été une des pires caractéristiques des scandaleux confinements que des gouvernements sots, et tyranniques, auront imposé à leurs citoyens.

En Grande-Bretagne, le confinement strict est de nouveau de retour, et cette fois-ci pour un minimum de deux mois, et toujours pour une maladie qui ne cause pas plus de mortalité que les années de mauvaises grippes.

Si en Angleterre, les lieux de culte vont rester ouverts, la gauchiste Nicola Sturgeon, Premier ministre de l’Ecosse et qui n’a d’étiquette « nationaliste » que parce qu’elle aspire à l’indépendance de la sauvage Calédonia pour mieux s’arrimer à l’Europe, au pluralisme ethnique et au mondialisme apatride, a décidé de les fermer.

Ainsi après les messages d’amour envoyés à l’Union européenne au lendemain de l’entrée en vigueur du Brexit, qui pourrait être suivi par la demande d’un nouveau référendum sur l’indépendance, l’exécutif local diffère de Downing Street également sur le nouveau verrouillage organisé pour contenir la variante de coronavirus identifiée en décembre.

Lundi dernier, en fait, devant le Parlement écossais, Nicola Sturgeon a annoncé que parmi les décisions prises le matin par « son » Conseil des ministres contre la propagation de l’infection, il y aurait également la fermeture de lieux de culte. Le Premier ministre d’Edimbourg a annoncé, quoique avec « un réel regret », qu’il jugeait « nécessaire que les lieux de culte ferment totalement pendant cette période » avec les seules exceptions autorisées pour le streaming des services religieux. La célébration des funérailles et des mariages sera autorisée mais avec des accès strictement limités (vingt dans le premier cas, cinq dans le second). Dans sa déclaration, Sturgeon a déclaré qu’elle était « consciente de l’importance du culte communautaire pour les gens » et a qualifié de « dévastatrice » ces nouvelles restrictions qui dureront.

Pourtant, ce qui a été décrit au Parlement de Holyrood en termes de décision douloureuse mais inévitable, se décline comme un choix pris uniquement par le gouvernement d’Édimbourg : lors du troisième confinement national, en fait, les lieux de culte pourront rester ouverts en Angleterre dans le respect des limites existantes et de la distanciation sociale. De plus, les lignes directrices sur le nouveau verrouillage, publiées sur le site Web du gouvernement après l’annonce faite lundi soir par Boris Johnson, ont confirmé la limite précédente de trente personnes autorisées à assister à des funérailles.

La ligne dure du gouvernement écossais dirigé par les « nationalistes » n’est pas du tout appréciée par les évêques écossais qui ont publié une déclaration hier, se déclarant « perplexes face à la décision, étant donné que les mesures strictes prises depuis mars dernier pour garantir la sécurité publique dans nos églises ont été efficaces ». Selon la Conférence épiscopale écossaise, il n’y a aucune preuve scientifique qui puisse « justifier l’inclusion des lieux de culte parmi les flambées de contagion » et cela fera apparaître les restrictions aux catholiques comme « arbitraires et injustes ». Les évêques ont également souligné que le nouveau verrouillage ordonné par l’exécutif local avait « épargné » des secteurs tels que la construction ou les sports d’élite qui en mars avaient souffert de limitations tout comme les lieux de culte.

Mais ce n’est pas la seule disparité de traitement dénoncée par la Conférence épiscopale dans la déclaration de mercredi dernier : en fait, la comparaison avec ce qui a été décidé en Angleterre est inévitable, où « la contribution essentielle du culte public au bien-être spirituel de tous les citoyens pendant cette crise a maintenant été reconnue par la décision de ne pas fermer les lieux de culte alors que le gouvernement écossais s’est apparemment retiré de ce point de vue, provoquant consternation et confusion. »

Et de penser qu’en novembre, alors que l’introduction du second confinement national avait signifié l’arrêt initial des pratiques religieuses publiques en Angleterre puis retiré plus tard, les fidèles écossais avaient été autorisés à continuer à fréquenter les lieux de culte. S’exprimant ces dernières heures à cause de la polémique qui a surgi dans le pays suite à sa décision, Sturgeon a défendu le choix de se distancier de l’exécutif londonien :

« Oui, c’est l’un des points de différence entre l’Ecosse et le Royaume-Uni , a-t-elle déclaré, mais il en va de même pour le fait que nous ayons décidé d’agir bien plus tôt dans la courbe de cette vague pandémique pour la garder sous contrôle. »

« Je ne m’attends pas à ce qu’un croyant en soit heureux », a ajouté le Premier ministre qui, en même temps, (le fameux en même temps de Macron fait des émules…) s’est montré nettement moins alarmiste quant à la possibilité d’envoyer les Écossais aux urnes en mai pour le renouvellement du Parlement, se déclarant convaincue que « les processus démocratiques doivent se poursuivre » et rappelant qu’ « il y a eu des élections en de nombreux autres pays pendant la pandémie ».

Le culte catholique doit s’arrêter pour cause de propagation du méchant corona mais non le culte démocratique des urnes qui est miraculeusement épargné… Voilà un virus nettement discriminant…

Francesca de Villasmundo

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