
Charles de Meyer est président de l’Association Noël en Syrie qui compte aider les minorités chrétiennes de Syrie. Nous lui avons posé quelques questions sur ce projet pour en savoir plus…
1) Monsieur Charles de Meyer, vous êtes président de l’association Noël en Syrie. Qui a eû l’idée de créer l’association ?
L’idée de créer cette association est une histoire d’amitiés : d’amitié et de volonté de faire connaître le sens profond du martyr des communautés minoritaires au Proche Orient. Nous voulions également travailler sur le sens du projet pour sortir du misérabilisme et comprendre que la misère de l’Europe c’est aujourd’hui de ne pas savoir s’engager pour des minorités qui souffrent.
2) Par cette initiative, n’est-ce pas un moyen de pallier au manque de soutien de nos politiques aux minorités chrétiennes en Syrie ?
Nous ne nous plaçons pas dans le temps politique. Nous nous plaçons davantage dans le temps de l’engagement, c’est à dire dans une véritable compréhension de l’appel de nos frères qui vivent dans la souffrance et l’abandon. Il va de soi que nous trouvons le personnel politique plus préoccupé par des bisbilles partisanes que par la mosaïque des croyances en Syrie. L’Orient compliqué ne plait décidément pas aux adorateurs du simplisme. C’est aussi cette complexité qui nous attire car elle est fascinante.
3) Cette association entend-elle rassembler des Chrétiens ou toucher plus largement ?
Elle veut toucher tous les Européens de bonne volonté qui comprendront que la vieille Europe a un rôle particulier au proche Orient. Il va de soi que nous espérons que les Chrétiens seront particulièrement touchés par notre message et qu’ils useront justement de ce ressenti pour rassembler. Aucun égoïsme ne doit être envisageable devant les douleurs, les plaies béantes des chrétiens d’Orient. Maaloula ne touche pas simplement les Chrétiens mais tous ceux qui sont attachés au droit de chacun de pratiquer sa religion dans la paix et le respect.
4) Est-ce un moyen de sensibiliser l’opinion public au sort des Chrétiens en Syrie ?
Bien entendu et c’est d’ailleurs là le cœur du projet. Si nous partons à Damas c’est bien pour que les Français apprennent le contact charnel avec les chrétiens qui souffrent, qu’ils ne laissent pas mourir des communautés millénaires et riches d’œuvre et de trésors culturels. Nous continuerons d’ailleurs les aventures dans d’autres pays arabes.
5) Comment concrètement allez-vous aider les Chrétiens syriens ? Avez-vous des contacts en Syrie ?
Nous les aiderons d’abord par d’autre présence. Suite à une rencontre avec l’Œuvre d’Orient nous avons bien compris combien ce signal aurait de prix pour les Chrétiens d’Orient. Par ailleurs nous leur apporterons des cadeaux, des médicaments et des messages que nous aurons transmis les bénévoles de l’association.
6) Êtes-vous confiant dans cette entreprise ?
Oui je suis très confiant car nous travaillons dans un cadre très sérieux avec des bénévoles de qualité. Je le serai d’autant plus quand encore davantage de volontaires pour les quêtes, les rencontres, et le travail se seront faits connaître sur www.noelensyrie.fr
MPI remercie Charles de Meyer d’avoir répondu à ses questions et apporte son soutien à ce projet !
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Les gens qui ont ses insu portables s’en foutent, ils veuuuuuuuuuuuuuulent commu niqué et ils le sont. La richesse c’est le réseau pratique d’amis et de connaissances, les pôvres n’ont que des portables !
le pauvre est privé de son ami, disent les saintes écritures, quant à avoir un portable, c’est sans doute facile de nos jours, mais pour téléphoner à qui ?
Avoir des connaissances,des relations voir un véritable ami est une richesse, mais ce n’est pas nécessairement la faute d’autrui s’il n’a ni amis ni relations. Nous vivons dans un pays extrêmement individualiste, après deux cents ans de libéralisme et au milieu d’un consumérisme éhonté ce n’est guère étonnant.
le portable, avoir un processeur octo core pour téléphoner, posez vous des questions, est avant tout l’enfoncement de la vie privée par la sphère marchande, vous êtes joignable, mais du coût ( et pour le coup !) vos relations sociales sont conditionnées par un forfait qui représente en fait une offre publique d’achat de votre propre vie privée.
les gens qui ont imaginé ce machin là ne sont pas à prendre à la légère, c’est tout l’homme qui va être dépecé de la sorte.
on ne peut reprocher aux pauvres de ne pas avoir de relations, puisque bon nombre de nos relations ne sont pas catholiques, mais intéressées, ou utilitaires. Le genre de relation sur lequel on ne pourra pas nécessairement compter, sans les payer, même si on le croit lorsque tout va bien, le jour où cela ira très mal pour soi.
Tout bien pesé, Monsieur, pourriez vous ne pas publier mon dernier commentaire, merci de votre sollicitude.