Le 11 juillet 1998, dans Le Point, Jean-François Revel (1924-2006), normalien, journaliste, écrivain, académicien, commentait la féminisation des mots dans un article prémonitoire qui annonçait la folie idéologique de l’écriture inclusive.
« Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges. Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.
Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue,? Une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille. De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes?
Absurde!
Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels. Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme. Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.
Certains substantifs se féminisent tout naturellement : une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.
Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
J’ai entendu objecter : «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française??». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.
Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.
Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique : faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes. »
L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
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pas franchement insolite!
puisque toutes les religions sont sur terre pour détruire la seule vraie Religion
les protestants sont souvent FM….
Encore une remarque d’un ignorant ! Le bouddhisme, n’est pas une religion ! C’est comme si vous dites que la philosophie Zen est une religion; c’est ridicule. Cultivez vous; il existe des livres très bien écrit qui expliquent ce qu’est le bouddhisme et surtout çe qu’il n’est pas. Ça vous évitera la prochaine fois, de dire des bêtises !
Tiens donc ! Le bouddhisme n’est pas une religion ? Alors là, je me dois absolument de vous remercier parce que, vraiment, lire votre post contenant en si peu de mots autant de suffisance et de mépris en parlant d’ignorance, de ridicule et de bêtises m’a submergé de compassion soudaine et m’a fait mourir de rire !!!
Voyons Xano, vous qui êtes manifestement très cultivé(e) (en tout cas au sens ostréicole) peut-être après avoir lu tous vos livres vous reste t’il quelque part un petit peu de bon sens ? Par rapport à La Vérité, il n’y a absolument aucune différence entre une philosophie et une religion. Même l’athéisme est une religion (sa seule spécificité est qu’elle n’a aucun support tangible et qu’elle est particulièrement stupide). Mathématiquement, TOUT ce qui n’est pas LA Vérité EST du Mensonge et LA Vérité, je peux le démontrer (je le ferai peut-être un jour), c’est et ce n’est que La Sainte Trinité (*).
Le bouddhisme, que vous incarnez parfaitement par votre suffisance n’est mathématiquement, spirituellement et fondamentalement comme le reste et comme toutes les autres vérités qu’un gros tas de conneries (Jn 10,8).
(*) Posez vous juste la question de savoir ce qu’il y a avant le 0 dans la suite de Fibonacci (l’inconnaissable comme disent les orientalistes) puis regardez ensuite ce qu’il y a après.
Alors ils ne sont catholiques que de nom. On ne peut être catholique ET franc-maçon.
Imbroglio y arrive très bien.
Des filles dont l’âge se situe entre 10 et 20 ans , parrainées par un parent maçon !
Pour le discernement … c’est pas gagné .
Pour l’affection du parain … c’est pareil .
Ni francs ni bâtisseurs … à coup sûr !
Des dépravés sexuels démoniaques entourés de girls-toys …
Le message maçonnique est l’apologie de la luxure dans toute sa promotion et son expansion dans la multiplication des manières de la commettre …
L’image de cette femme devenue ombre chinoise en « position d’offrande » focalise tous les regards !
Le côté occulte de la sexualité est le terrain de chasse de prédilection du Diable .
AU BÛCHER TOUS CES PERVERS !
http://www.20minutes.fr/monde/2145975-20171006-archeologues-decouvert-tombe-pere-el-turquie.
La vraiiii religion
Pas besoin, Helena Blavatsky et tous les membres et sympathisants de sa société théosophique y sont éternellement.
‹Le symbolisme› d’octobre 1933 : la swastika qu’on voit là-dessus n’est pas celle de la bonne fortune qu’on trouve souvent sur les vases grecques antiques et qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, mais la diabolique hitlérienne.
c’est exact ces gens là ont ruiné l’Europe chrétienne ils sont pour la division (qui divise règne) et la déchristianisation ils doivent être combattu sans pitié par tous les moyens légaux…