Le 30 septembre 2015, les éditions Casterman publiaient Sous le soleil de minuit, un nouvel épisode des aventures du mythique Corto Maltese, dont la réalisation a été confiée à un duo espagnol (Juan Diaz Canales, créateur de Blacksad, au scénario et Ruben Pellejero au dessin) chargé de la mission délicate de réanimer le héros créé par le défunt Hugo Pratt. La réédition, revue et augmentée, chez Plon de Hugo Pratt, la traversée du labyrinthe vient donc bien à propos pour mieux découvrir l’univers et les codes d’Hugo Pratt.
L’auteur, Jean-Claude Guilbert, journaliste et écrivain, était un ami intime de Pratt. Il était tout désigné pour nous servir de guide au sein de l’univers mystérieux de l’un des auteurs les plus influents de la bande dessinée.
Voyages, aventures, espionnage, trésors, il y a de tout cela dans les épisodes de Corto Maltese. Tout au long de sa vie, Hugo Pratt a dévoré les livres. Sa gigantesque bibliothèque témoignait de sa curiosité pour toutes les civilisations et les cultures, ainsi que pour l’histoire militaire, et lui servait de centre de documentation géant pour travailler. Henry de Monfreid, Pierre Mac Orlan, Saint-Exupéry, Jack London, Joseph Conrad, Homère, Rudyard Kipling, Chrétien de Troyes et bien d’autres ont ainsi nettement inspiré Hugo Pratt et façonné Corto Maltese. Toutes ces influences, et celle des poètes, sont décryptées avec fantaisie et humour par Jean-Claude Guilbert. Avec lui, nous suivons les périples de Corto Maltese à travers les contrées les plus improbables, de Samarkand à Venise, de Manchourie à l’Ethiopie… où le père de Pratt trouva la mort en 1942 dans l’armée italienne.
Pratt était un maître dans le traitement de l’ombre. C’est sa technique du noir et blanc qui constitue sa patte. Et Guilbert nous fait également entrevoir l’influence du vieux cinéma américain dans cet aspect du travail de Pratt.
Guilbert aborde un autre point, l’absence de héros catholiques dans l’œuvre de Pratt, pourtant très abondante en références religieuses, spirituelles et même ésotériques. On y apprend que Pratt se montrait très sévère et distant à l’égard de l’Eglise catholique tout en disant respecter sa splendeur passée.
Un livre indispensable pour mieux saisir la personnalité d’Hugo Pratt, créateur de l’indomptable Corto Maltese.
Hugo Pratt, la traversée du labyrinthe, Jean-Claude Guilbert, éditions Plon, 502 pages, 24,90 euros
A commander en ligne sur le site de l’éditeur
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je verrai bien une taxe au pays final : le pays accueillant les migrants en dernier ressort serait tenu de payer une taxe aux pays frontaliers en vue d’améliorer les moyens de filtrage et de rétention. Ça calmerait peut-être les Allemands et accessoirement les Français.
Encore une taxe que nous devrons payer! Il faut tous les buter, c’est la seule chose efficace à 100%..et ça tombe bien je cherche du boulot.
c’est vrai mais de toutes les façons on paye déjà pour ça, mais pour les installer là ça serait un peu pour les désinstaller. « Tous les buter »..
« Selon l’exemple probant de l’Australie. »
L’Australie est en effet expérimentée en la matière ; c’est elle qui a contribué le mot « boat people » à la langue, les premiers boat people ayant été des Vietnamiens qui débarquaient au Nord de l’Australie où il y a peu d’habitants (la moitié de la population d’Australie vit dans les deux grandes villes de Sydney et Melbourne prises ensemble). Au début on était charitable, mais en vue des ghettos qui ont été établis dans les grandes villes on s’est décidé à prendre les mesures musclées déjà descrites ici. J’ai vu un de ces ghettos il y a sept ans dans la banlieue de Melbourne : c’était comme Vénissieux(-lès-Lyon). Alors, on a dit sans complexes : ce n’est pas australien, ça, on n’en veut pas.
Le flux migratoire a été initiée par les hauts dirigeants, « l’élite » du monde. En réponse, nous allons créer des flux financiers de compensation qui serviront en finale les mêmes « ELITES ». Voir l’interview de Ronald Bernard : « si seulement les gens savaient comment fonctionne réellement le monde. Les services secrets, rien de les arrêtent. Rien. Ils ont aussi leurs flux d’argent. Ces flux sont issus du commerce de la drogue, du commerce des armes et celui des gens aussi ».
Le meilleur moyen pour qu’ils ne viennent plus chez nous, c’est que l’on retourne chez eux. Nous ferons cesser les guerres tribales, nous écarterons le fléau de la famine, nous soignerons les malades et nous éduquerons les populations…comme au temps béni des colonies !